
La Police nationale togolaise a annoncé, lors d’un point de presse tenu le 7 mars 2026, l’interpellation d’un individu soupçonné d’être à la tête d’un groupe criminel opérant dans plusieurs quartiers de la capitale.
L’opération s’est déroulée dans la soirée du 4 mars 2026, vers 21h40, au cours d’une descente dans un lieu qualifié de « ghetto » situé dans le bas-fond du Collège Strebler, à Lomé.
Le principal suspect, A. Kouassigno, connu sous le surnom de « Wassigno », est âgé de 32 ans et exerce le métier de couturier-brodeur. Il est visé par de multiples chefs d’accusation : viol et pédophilie, association de malfaiteurs, agressions volontaires avec usage d’armes blanches (couteaux notamment), coups et blessures, ainsi que trafic présumé de stupéfiants.
D’après les autorités, cet homme dirigerait un groupe d’une dizaine de jeunes armés, particulièrement actif dans le quartier Bè et ses environs. Les forces de l’ordre précisent qu’il était déjà connu des services de police et que plusieurs plaintes avaient été déposées à son encontre dans différentes unités avant même son arrestation. De nouvelles dénonciations pourraient venir s’ajouter depuis son interpellation.
Parmi les faits les plus graves reprochés figure le viol présumé d’une adolescente de 13 ans. Les parents de la victime se seraient présentés au commissariat dès le lendemain de l’arrestation pour porter plainte officiellement.
Les enquêteurs évoquent également une agression survenue le 1er mars 2026, au cours de laquelle un nommé Assiongbo Kodjo a été grièvement blessé au visage.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le groupe agissait surtout la nuit, en interceptant des piétons, des automobilistes ou des motocyclistes dans les rues peu éclairées. Les victimes étaient dépouillées sous la menace d’armes blanches ; dans certains cas, les assaillants infligeaient des blessures graves, voire commettaient des violences sexuelles, notamment sur des jeunes filles.
La police indique disposer d’éléments sur d’autres agressions attribuées au même groupe, certaines victimes n’ayant pas encore déposé plainte par peur de représailles.
Les investigations se poursuivent activement pour démanteler complètement ce réseau, identifier les complices et recueillir d’autres témoignages.
À travers ce communiqué, la Police nationale a réitéré sa ferme volonté de combattre toutes les formes de criminalité et de délinquance dans la ville. Elle appelle la population à collaborer en signalant sans délai tout comportement suspect ou toute activité douteuse, afin de renforcer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire.
Aimé SOUGLIMAN